12 Janvier 2018
Premier pas au dada ou l’art de faire du poney en couche-culotte. Hé oui, alors que l’on en est encore à l’âge du biberon, il est possible de jouer entre copains dans un environnement équestre.

Très tôt, les enfants sont attirés par les équidés que ce soit par le côté « grosse peluche » des shetland ou par le côté imposant et majestueux des chevaux.
Dans notre jeunesse, nous avons quasiment tous connu cette première séance ou balade sur un shetland lors de portes ouvertes, d’activités en vacances, par le biais d’une connaissance, etc....
Ce premier contact qui dans la vie de certains s’avérera être le début d’une véritable passion et le commencement d’une « carrière » de cavalier.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, on peut commencer le poney dès…..18 mois/24 mois !
En effet dans certains centres équestres, il existe des cours appelés « Eveil corporel » où l’on peut observer des petits cavaliers très très jeunes comme par exemple au CHP (Cercle Hippique du Pin) par l’intermédiaire de l association Qilin
C’est un premier « sabot » dans le monde équestre et une première étape avant les cours de baby poney se faisant plus vers l’âge de 3/4 ans.
Tout d’abord, il faut souligner que l’éveil corporel n’est pas un cours où l’on apprend l’équitation à proprement parler ou « l’art de monter ».
Cette pratique a un but pédagogique et psychomoteur.
Généralement, on associe deux enfants et un poney accompagnés d’un des parents lors de la séance.
On aborde alors une multitude d’axes de travail :
Pédagogique de part le travail avec le poney, le respect des règles, l’exécution des consignes lors d’exercices ou de jeux,
Psychomoteur de le biais des exercices en eux-mêmes (réflexes, préhensions, etc.),
Social et relationnel par l’intermédiaire de l’effet de groupe, les échanges avec les autres enfants, avec les parents et bien évidemment….l’interaction avec le poney.
Ces différents échanges vont également permettre d’aider au développement de l’autonomie de l’enfant.

Ma fille a démarré le poney via l’éveil corporel, expérience qui lui a appris à s’occuper simplement d’un poney, et ainsi d’être à l’aise aussi bien en « le promenant » qu’en le montant.
Cette activité lui a également appris à respecter et ne pas avoir peur de cet animal beaucoup plus gros, mais également d’en appréhender sa sensibilité et ses humeurs. Elle a ainsi pu faire connaissance avec des enfants qu’elle ne connaissait pas puis créer des liens lors d’exercices amusants autour du poney.
Depuis peu (septembre 2017), j’anime des cours d’éveil corporel, une fois par semaine, et je prends un grand plaisir de voir ces cavaliers en herbe s’épanouir, apprendre, développer leur psychomotricité et leur éveil.
Je suis émerveillée par cette interaction « très jeunes enfants/poneys », par la faculté de ces enfants à reconnaître et à mémoriser le nom des poneys, à s’en occuper et tout simplement à s’épanouir.
Pour travailler sur mes séances, j’ai effectué des recherches par le biais d’internet, mais je me suis également appuyée sur deux livres que je recommande aux personnes intéressées par cette pratique à savoir :
- « La psychomotricité avec poney » de Catherine Saublens apparu aux éditions Amphora

- « Un poney pour être grand : Psychopédagogie du jeune enfant » de Claudine Pelletier-Milet apparu aux éditions Belin.

Alors on lâche son biberon et...on monte !